Généralités
Famille : Cupressaceae
Genre : Juniperus
Espèce : Juniperus chinensis
Nom commun : Genévrier de Chine
Observations générales
Dans l’Antiquité et au Moyen Âge, le genévrier était utilisé comme panacée universelle, ces fumigations étaient réputées désinfectantes et le « vin de genièvre » avait des vertus diurétiques. Les romains utilisaient l’huile de cade (antiseptique puissant obtenu en chauffant le bois du genévrier) pour laver les morts.
Les baies bleues à tendance noire (à ne recolter qu’apres une gelée) du Juniperus communis (genievre) entrent aussi dans la composition de l’alcool de genièvre, du Gin anglais et de l’Aquavit. Seules ces baies sont comestibles (choucroute, grive , sanglier...). Celles du cade (J. oxycedrus) sont toxiques et rouges . Celles du phenicie sont également toxiques et longtemps rouges, elles deviennent noires à maturité.
Pour le cade, seule l’huile de cade est donc utilisable.
Avec les pins et les érables japonais, les genévriers sont l’un des trois genres le plus fréquemment utilisés pour les bonsaï. Le mot "Juniperus" vient du celte gen (« buisson »), et prus (« âcre »).
La couleur du feuillage s’étend du bleu-vert au vert léger avec des tonalités d’argent ou d’or selon les espèces.
Beaucoup d’espèces sont dioïques, au printemps, les pieds mâles portent des petits cônes à l’aisselle des feuilles de l’année précédente. Le Juniperus produit des baies vertes (« glabules ») qui virent au bleu, au brun ou au noir à maturité.
Les fleurs se présentent sous la forme de très petit chatons à l’aisselle de feuilles vers le milieu de jeunes rameaux.
L’espèce de genévrier la plus utilisée en bonsaï est un hybride naturel du genévrier chinois souvent appelée Juniperus X qui est un croisement entre J.chinensis et J.sabina. (parfois aussi appelé Juniperus pfitzeriana).
Une autre espèce très populaire en bonsaï est Juniperus rigida, "le genévrier à aiguilles".
Juniperus squamata, J.sargentii, J.horizontalis sont également populaires en bonsaï. En revanche, les variétés dorées ou bicolores sont peu traitées en bonsaï car plus fragiles.
Zone climatique
Placez les genévriers en situation bien ensoleillée. En hiver, protégez les du froid au-dessous de -8° C. N’essayez jamais de cultiver un genévrier à l’intérieur, bien qu’il puisse sembler tolérer la culture d’intérieur au début. La faible humidité, le manque de lumière et de dormance le tueraient par la suite. Les genévriers peuvent continuer à montrer une couleur normale de feuillage pendant des semaines ou même des mois après leur "mort clinique".
Culture
Origine : Tempéré
Niveau de difficulté : Moyen
Vitesse de croissance : Lente
Arrosage
Arroser modérement car les racines du genévrier sont sensibles au pourissement. Le feuillage devra être vaporiser fréquemment pour aider à nettoyer les stomates de la poussière et ainsi leur permettre de respirer.
Pour les arbres fraichement rempotés ou qui ont des problèmes de racine, la vaporisation est essentielle car les conifères peuvent absorber assez d’eau grâce à la surface de leurs feuilles pour se maintenir en vie jusqu’à ce que les racines puissent soutenir l’arbre elles-mêmes. Vaporiser permet également d’éviter une trop grande transpiration pendant les jours chauds d’été.
Ensoleilement : Soleil
Le Genévrier demande un emplacement lumineux, par exemple au plein soleil, sauf en été où il apprécie une ombre légère au moins durant les heures les plus chaudes de la journée. Protéger des gelées sévères (-5°C) et des gelées tardives, ainsi que des courants d’air persistants pour les jeunes sujets.
Ventillation : Aéré
Hydrométrie : Sec
Plage de température : -8°C à +30°C
Observations cultures
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Obtensions :
- Bouture
- Semi
- Marcottage
- Greffe
Observations obtensions
Semis : Oui (aisé)
Bouture : oui (plus aléatoire, selon espèces). Pour les boutures on pourra utiliser des branches dites "de sacrifice" (branche que l’on a laissé pousser pour fortifier l’arbre mais inutile pour sa formation
Greffe : Possible
Marcotte : Au sol de préférence.
Prélèvement : Courant au Japon, où les yamadori des montagnes peuvent atteindre 200 ans ou plus, le prélèvement du Juniperus sauvage est pourtant réputé difficile. On recommande de le prélever plutôt à l’automne pour lui laisser le temps de se remettre avant le débourrement de printemps.
En revanche, un plant de pépinière (variétés plus fortes et enracinement plus facile) qu’on a laissé 3 ou 4 ans dans son jardin pour l’engraisser supportera sans aucun problème une grosse taille de racines pour un rempotage dans un pot à bonsaï (en veillant tout de même à limiter les apports d’engrais pendant l’année qui suit le rempotage.
Mais les espèces sauvages (oxycedres (cades), communis (genievre), phenicie(bois rouge) et sabine) sont plus fragiles mais aussi plus émouvantes !
Soins
Rempotage
Tous les deux ans jusqu’à environ dix ans puis selon les besoins. On pourra opérer au milieu du printemps ou en fin d’automne avant tout risque de gelée.
Notions sur le rempotage des Juniperus
- 1) Arbre jeune : jusqu’à obtention des dimensions voulues de l’arbre, il est bon de rempoter fréquemment en augmentant régulièrement la taille du pot.
- 2) Arbre en formation : l’arbre ayant atteint les dimensions souhaitées, il faut espacer les rempotages en effectuant cette opération que lorsque le pain racinaire a bien pris possession de tout le pot.
- 3) Bonsaï établi : les vieux Junipérus apprécient d’avoir « les racines serrées » ( Esprit Bonsaï N°22). Seule votre expérience, la connaissance de votre arbre et l’ensemble de vos moyens
pour l’entretenir vous feront choisir le moment opportun. Dans le doute n’hésitez pas à demander conseil.
Mélange terreux
Utiliser un mélange drainant. Assurez-vous que le substrat utilisé est propre car les dépôts alcalins compromettraient l’arbre. Pour des genévriers souffrant d’un pourrissement des racines, coupez toutes les racines pourries et plantez l’arbre dans de l’akadama ou de la mousse de sphaigne pure pendant un an. La mousse de sphaigne résiste aux bactéries et à l’affaiblissement et absorbe bien l’eau en excès. La mousse favorisera une croissance vigoureuse des racines (aux dépens de la croissance en surface)tandis que ses propriétés anti-bactériennes freinent la décomposition des racines.
Il ne faut pas oublier non plus que le choix du substrat dépend aussi de l’étape de culture et de la région dans laquelle l’arbre est cultivé.
Pour les débutants, un substrat composé à 100 % d’akadama sera parfait, le temps d’en apprendre un peu plus.
Fertilisation
Bimensuelle ; azote du début de la croissance au printemps jusqu’au milieu de l’été, rien en période très chaude. Engrais plus faible en azote en automne. De temps en temps, de l’engrais acide tel que Miracid est fortement recommandé. Apports de fer une fois par trimestre.
Taille
Les genévriers ont besoin de pincements continuels pour garder leur aspect compact tout au long de la saison de croissance. N’utilisez pas les ciseaux, car ceci causera un brunissement des extrémités. Comme avec tous les conifères, les branches devront toujours être laissées avec assez de feuillage pour les soutenir ou elles mourront. Essayez de ne pas commencer à pincer en arrière avant un mois après que les premiers signes de croissance apparaissent (soit vers la fin du printemps).

Ligature
Peut être effectué à tout moment bien que la saison de croissance soit préférable (de fin d’hiver à fin d’été)
Observations soins
Ce type d’arbre se prête très bien aux bois mort (jin et shari).
Esthétique
Styles
toutes les formes excepté le balai dans toutes les tailles.
Poterie
Les bleus foncés sont souvent utilisés pour les espèces à tendance bleutée, les bruns ou les beiges pour les Juniperus à écailles ou aiguilles plus "jaunes" ou dorées.
Phytosanitaire
Maladies & traitements
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Parasites & traitements
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Champignons & traitements
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Observations phytosanitaires
Assez peu sujet aux maladies. Les substrats peu drainants causent régulièrement le pourrissement des racines.
Notre bonsai
Date d’achat : 11/09/2007
Age approximatif : 17

